PASS ou LAS : quel profil réussit le mieux selon les statistiques d’admission

PASS ou LAS

Au moment de la sélection des dossiers sur Parcoursup, des profils de lycéens très variés sont recrutés pour alimenter les classes de première année d’études de santé. Pour autant, les statistiques d’admissions montrent que certaines catégories réussissent mieux en PASS ou en LAS. Que nous disent-elles précisément, et comment en tenir compte pour décider de son orientation après le bac ?

PASS ou LAS, les étudiants qui réussissent le mieux sont passés par une classe prépa

Du fait de l’immense concurrence qui se joue pour l’accès aux places en filières MMOPK, les profils qui réussissent le mieux en PASS ou en LAS possèdent un point commun. Les statistiques d’adhésion montrent que beaucoup d’entre eux passent par une classe prépa.

C’est le cas à l’université de Franche-Comté. En 2025, 70 % des admis y ont suivi une prépa PASS ou LAS à Besançon auprès de l’institut Bersot Formation, ou bien une année préparatoire P0 entre le lycée et la L1. Les élèves de l’organisme occupent également l’énorme majorité des places réservées aux Grands Admis, avec des scores de 62 % en médecine et de 67 % en maïeutique et en odontologie.

Ceci s’explique par la qualité des cours supplémentaires proposés par Bersot Formation, autant que par l’important volume horaire attribué aux examens blancs et aux évaluations. Le système de parrainage, dispensé par des étudiants plus avancés dans les études de santé, produit aussi d’indéniables effets.

Quels sont les profils qui se démarquent en L1 PASS ?

En revanche, des différences existent entre les étudiants qui réussissent le mieux en PASS et leurs camarades des licences avec option « accès santé ». Ils sont généralement :

  • Des étudiants très forts en SVT, en physique-chimie et en mathématiques, qui obtenaient déjà d’excellentes notes en terminale ;
  • Des profils logiques, capables de comprendre rapidement les pièges des QCM ;
  • Des individus possédant une bonne capacité de mémorisation ;
  • Des personnalités obstinées et résilientes, capables de maintenir un rythme de travail soutenu durant de nombreux mois.

profil PASS ou LAS

Existe-t-il un portrait-robot de l’étudiant qui performe en LAS ?

Il est plus difficile de faire parler les statistiques d’admission afin d’établir un portrait-robot de l’étudiant qui réussit le mieux en LAS. Ces licences ne possèdent que l’option « accès santé » en tant que point commun. Et les profils d’étudiants qui intègrent des cursus de philosophie, de droit, de biologie ou de psychologie se font très divers.

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On observe pourtant certaines récurrences chez les lauréats. Ils possèdent :

  • Une curiosité à toute épreuve ;
  • Une capacité à jongler entre des logiques et des systèmes de pensée différents ;
  • Une vision à long terme, de la patience.

Ces étudiants ne se présentent pas comme des machines de concours, capables de bachoter aussi longtemps que les étudiants de PASS. Pourtant, ils compensent largement cela par le besoin de comprendre ce qu’ils apprennent.

En d’autres termes, ils assimilent moins rapidement la masse de connaissances proposées, tout en intégrant les savoirs de manière beaucoup plus qualitative. Une force qui trouve à se valoriser lors des examens.

Renforcer son dossier par des compétences transversales et des méthodes

Au-delà du profil disciplinaire, ce qui distingue souvent les candidats qui progressent durablement, ce sont des pratiques d’apprentissage et des habitudes de vie qui optimisent la performance sur la durée. Travailler la planification, la métacognition et la révision espacée permet de transformer des heures de travail en acquis solides : planifier des séances courtes et ciblées, tester régulièrement ses connaissances par des exercices de rappel actif, et analyser ses erreurs pour adapter la stratégie sont des leviers puissants. À cela s’ajoutent des éléments parfois négligés mais déterminants, comme une hygiène de vie stabilisée, des techniques de gestion du stress et une bonne organisation de l’emploi du temps ; ces dimensions favorisent la récupération cognitive et la résilience sans recourir uniquement au volume d’heures de révision.

Du côté des dispositifs pédagogiques, valoriser des expériences pratiques aide à se démarquer : simulations de cas cliniques, travaux dirigés avec correction détaillée, évaluations formatives et séances d’auto‑évaluation renforcent le raisonnement clinique, la capacité de synthèse et l’analyse critique. Cultiver la littératie scientifique — savoir lire une étude, interpréter un graphique, questionner une source — est également un atout lors des oraux ou des entretiens. Enfin, développer des compétences transversales comme la communication, l’autonomie et la capacité à travailler en équipe complète le profil scolaire et prépare au monde professionnel. Intégrer progressivement ces méthodes dans l’année post‑bac permet non seulement d’améliorer les résultats aux épreuves, mais aussi d’installer de bonnes pratiques d’apprentissage pour toute la durée des études de santé.